BT-7 Mle 1935 et 1937

 

 

Le char rapide BT-7 Mle 1937 (BT pour Bistrokhodny Tank) est un char soviétique de la Seconde Guerre mondiale. Il est issu de la série des chars BT. Le septième modèle fut le plus élaboré de la série de BT (le BT-6 resta à l’état de projet). Il sortit en 1935, doté d’un nouveau moteur M-127T , prévu à l’origine pour l’aviation et qui développait une puissance de 450 cv à 1 570 tours / mn. La direction, la transmission et la suspension se différenciaient entre autres par un nouvel embrayage et une boite de vitesses plus robuste à 3 vitesses seulement. Le BT-7 emportait davantage de carburant et ses chenilles avaient un empattement plus court. Les premières unités produites, appelées BT-7/1, conservèrent la tourelle du BT-5 ; mais peu après le début de la production en série on adopta une nouvelle tourelle en forme de tronc de cône, doté d’un double périscope. Le blindage avant passait de 13 mm à 22 mm, celui des cotés restant inchangé. Les parties blindées du châssis, auparavant rivetées ou boulonnées, furent soudées, ce qui améliorait la robustesse de la structure. Le BT-7 fut encore perfectionné, Dans la version 7-M, il est pourvu d’un nouveau moteur, un V-2 Diesel, qui offre le double avantage de consommer moins de carburant et de limiter le risque d’incendie et d’explosion, puisque le gas-oil est moins volatil que l’essence. En 1938, deux autres modifications sont apportées à l’armement, l’installation sur certains chars d’une mitrailleuse à l’arrière de la tourelle et surtout, la mise en œuvre d’un viseur stabilisé TOS, inventé par les ingénieurs Pavlov et Toumarov, qui améliore sensiblement la possibilité de tirer en roulant. Des chars de cette série furent présentés, sur route, au cours de défilés militaires en 1939. Il faut noter que les soviétiques utilisèrent rarement ce qui faisait l’originalité de leur Christie, à savoir la possibilité d’avancer aussi bien sur roues que sur chenilles. L’une des raisons fut certainement le temps nécessaire à la conversion ne compensait pas le faible avantage de vitesse que permettaient les roues. Même si cette opération demandait tout au plus une demi-heure. Les chenilles étaient placées sur les garde-boue. Les roues elle-même disposent d’un bandage plein en caoutchouc. La propulsion de l’engin se fait par les deux roues arrière et la direction par les deux roues de devant. L’autre raison était le fait que toutes les routes, surtout en temps de guerre ne permettaient pas d’atteindre les vitesses élevées dont le BT- étaient capables. Comme pour son homologue, le BT-5, des variantes de commandement (BT-7U) et de soutien rapproché, une version armée d’un canon de 76,2 mm et appelée BT-7 A dont la bouche à feu pouvait tirer un obus perforant à un vitesse initiale de 357 m/s. A droite de la pièce se trouvait une mitrailleuse sous casemate sphérique. La production du BT-7 s’est achevée fin de l’année 1939 / début de l’année 1940. Ses équipages l’appelaient BETKA (scarabé) ou Tri-Tankista, car il emportait trois hommes d’équipages. Les premières versions du BT furent engagées pendant la guerre d’Espagne, puis en Manchourie, face aux Japonais, où ils connurent certains succès. Le BT-7 n’a pas eu une carrière opérationnelle très réussie lors de la Seconde Guerre mondiale Après la campagne de Pologne, ils participèrent aux combats contre la Finlande. Utilisé en soutien d’infanterie, leur mobilité devenait inutile et un grand nombre fut détruit ou capturé par les Finlandais qui les transformèrent en obusier d’assaut de 114 mm. En juin 1941, la plus part des milliers d’exemplaires encore en service furent sacrifiés* en vain pour essayer de freiner l’offensive allemande lors de l’opération " Barbarossa ".Le char a souffert des fautes de commandement russe, plus que de défauts liés à sa conception. Son principal handicap était la faiblesse de son blindage, n’atteignant que 22 mm sur son glacis avant. En fin de carrière opérationnelle, les BT furent alors transférés dans des unités mixtes de reconnaissance avant d’être employés pour l’instruction. Ils restèrent tout de même en service jusqu’en 1943 mais, dès 1942, ils étaient remplacés au front par leurs descendants, les T-34 car bien trop dépassés. De nombreux chars BT furent capturés intacts (surtout en 1941) et incorporés dans les unités de la Wehrmacht.
Des BT-7 furent utilisés une dernière fois lors de l'offensive soviétique menée contre la Mandchourie japonaise à compter du 9 août 1945. Certaines unités blindées du front de Transbaïkalie (frontières soviéto-mongoles) échangèrent en effet leurs T-34 contre de vieux BT-7m tirés des réserves stratégiques. Ceux-ci, quoique moins puissants que leurs successeurs, avaient l'avantage d'une vitesse et d'une autonomie supérieure sur un terrain ou le ravitaillement était prévu par les planificateurs soviétiques pour être très difficile.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/BT-7

 

BT-7 Mdle 1935, District militaire de Moscou, 1936
Mle 1935, 51e bataillon indépendant, front de Léningrad, 1943