| CHAR B1 BIS |
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| Ce char fut lengin blindé français le plus remarquable des années 1936 à
1940. Il était né dune proposition faite par le Général Estienne en 1920, qui
porta à la commande, en 1926, trois prototypes dun char résultant de la
juxtaposition déléments de différentes firmes, comme la suspension et la
transmission de Schneider et le moteur Renault. Il devait en résulter un char de grande
mobilité, armé dun 75 sous casemate et dun armement secondaire sous
tourelle. La commande, confirmée en 1927, se concrétisa en 1930 par la sortie de
larsenal de Rueil (maître duvre) du premier prototype bientôt suivi de
deux autres. À l'origine, le char pesait 25 tonnes et son équipage était de quatre
hommes. Il était protégé par 25 mm de blindage et son moteur de 180 cv lui permettait
de rouler à 45 Km/h. Un réservoir de 800 litres de carburant lui assurait 12 heures de
marche. Larmement comportait, outre le canon de 75 mm court, deux mitrailleuses à
larrière et deux en tourelle. Les premiers essais eurent lieu en 1931 à Mourmelon.
On décida bientôt de porter le blindage à 40 mm et de remplacer les mitrailleuses en
tourelle par un canon de 47 mm court. En 1935, la situation politico-militaire exigeait le
lancement immédiat de la production en série, tandis quon poursuivait les études
en vue daccroître la puissance de lengin. Finalement, on adopta un blindage
encore plus épais, 60 mm, et un canon de 47 mm long en tourelle. Ainsi les premiers chars
B1 construits en 1936, neurent que le canon court, et les chars améliorés (B1 BIS)
apparurent en 1938. Malheureusement, la cadence de production resta longtemps faible.
Jusqu en juin1940, on en construisit environ 500 exemplaires, réalisés par
les firmes Renault, FMC, FAMH, AMX et Schneider. La technique La caisse du B1 BIS était formée déléments en acier boulonnés et de plaques blindées : le train de roulement était protégé par de grandes plaques de blindage. La caisse était divisée en deux parties par une cloison pare-feu ; les quatre hommes déquipage se trouvaient à lavant, le moteur et la transmission étaient dans la partie arrière. Le pilote, qui était aussi le tireur du canon de 75, dirigeait le char et pointait en direction au moyen dun volant de conduite relié par des arbres à chaîne au système hydrostatique Naeder. Un volant de pointage lui permettait daffiner la mise en direction du canon de 75 mm, monté derrière un masque boulonné sur la plage avant, sur la droite de la caisse. Le pointage en hauteur de la pièce déplaçait, grâce à un système de bielles, la lunette de tir placée dans le poste de pilotage, parallèlement à la pièce elle-même. Dispositif peu commun pour lépoque, le système à air comprimé Luchard évacuait instantanément la fumée après le départ du coup. A droite du canon se trouvait une mitrailleuse fixe qui pouvait également être actionné par le pilote mais aussi par le chef de char. Cette arme pouvait être pointée en site grâce à une sorte de boule monté sur support. Un chargeur servait toutes ses armes : il vissait les fusées sur les obus de 75 mm et chargeait larme, approvisionnait la mitrailleuse, et lorsque le chef de char avait épuisé les munitions du canon de 47 à sa disposition en tourelle, il devait les recompléter. Le chef de char disposait dun émetteur/récepteur, dun interphone et dun indicateur de cap gyroscopique. Le radio télégraphiste, tout comme le chargeur, était assis au dessous du chef de char. Celui-ci était seul en tourelle, cette même tourelle APX4 qui était montée sur le char Somua de la cavalerie, armé dun 47 mm semi-automatique modèle 35 couplé à une mitrailleuse calibre 7,5 à pointage électrique. Le char B1 avait la même tourelle APX1 que celle du char D2. La porte daccès principale se trouvait sur la coté droit du véhicule ; le pilote avait un volet à la hauteur de sa tête et le chef de char avait à sa disposition le volet arrière de la tourelle. Un trou dhomme était aménagé dans le plancher ; il y avait également des trappes pour lévacuation des douilles et une autre issue de secours se trouvait sur le toit du compartiment moteur. Le compartiment moteur était divisé en trois parties. Le moteur et la transmission occupaient la partie centrale. A droite, un étroit couloir conduisait, par une porte pratiquée dans la cloison, aux indicateurs de niveau de carburant et à une partie des munitions. Toujours sur la droite, il y avait deux réservoirs étanches ; un autre était placé sur le coté gauche où se trouvaient deux radiateurs et un ventilateur qui aspirait lair extérieur et le faisait passer sur le moteur avant de lexpulser à travers la grille sur le flanc gauche du char. En sus de lhabituel démarreur électrique, le moteur Renault 6 cylindre type aviation était équipé dun dispositif à air comprimé original pour la mise en route. Lensemble boîte de vitesse et transmission, directement relié au réducteur, amenait le mouvement à chacun des barbotins par lintermédiaire dun différentiel auxiliaire contrôlé par un système hydrostatique Naeder pour la direction. Ce système très évolué régulait lénergie fournie à chaque chenille et permettait les changements de direction précis nécessaires au pointage en direction du canon de 75 mm. Des freins à tambour à servo-frein (bandage à sec) montés sur les différentiels auxiliaires permettaient aussi au pilote les changements de direction. La suspension comprenait de chaque côté quatre galets tendeurs et trois chariots porteurs, chacun composé de quatre galets couplés en balancier articulés en leur centre et reliés à de gros ressorts verticaux. La poulie de tension à lavant, était montée sur ressort (ce qui était inhabituel), et la tension de la chenille pouvait se faire de lintérieur du char. Un tel train de roulement impliquait une lubrification importante, facilitée par un système de graisseurs réunis en quatre groupes, et un entretien constant. Lévolution Après les deux premiers modèles, on construisit une version encore mieux protégée, le B1 TER, produit à ce quil semble à trois exemplaires seulement. En dehors de cela, les autres projets ne furent jamais réalisés. Toutefois, après linvasion allemande, plusieurs exemplaires capturés furent transformé en 1942 en automoteur de 105 mm, tandis que vingt quatre autres exemplaires virent leur canon de 75 mm remplacé par un lance-flammes. En fin dautres, dépourvus de tourelle, furent utilisés par les Allemands pour lécole de pilotage ou cédés à lItalie. Lemploi Les chars de type B entrèrent en service dans larmée française avant la 2e
guerre mondiale. Entre 1939 et 1940, ils furent répartis entre 8 bataillons des 4
divisions cuirassées de réserve (33 blindés par bataillon) et trois autres compagnies
autonomes. Au combat, les chars B1 BIS se comportèrent assez bien contre les Allemands.
Il sagissait certainement dun char trop sophistiqué pour son temps, dun
entretien et dun emploi difficile, à la transmission un peu délicate et dune
autonomie trop faible. Enfin, il convient de rappeler que si les chenilles enveloppantes
(qui rappelaient les chars britanniques de 1916-18) faisaient de lui une cible assez
vulnérable sur les flancs, elles lui donnaient cependant une aisance certaine en terrain
accidenté et facilitaient lentrée et la sortie des membres de léquipage. NIVERNAIS II Le 15 mai 1940, la 3e compagnie reçoit pour mission de rejoindre Somtet, un village situé au sud de Mettet. Progressant sur la N51, le Nivernais II et le Poitou II neutralisent un antichar. A Ermeton, la progression des blindés est entravée par un ruisseau. Les deux chars sengagent vers le nord pour rejoindre la route principale menant à Denée. A proximité de Denée, les chars français attaquent des soldats allemands de la 8 Infanterie Division. Lartillerie allemande réagit rapidement avec plusieurs canons dont des 88 mm et 105 mm qui tirent presque à bout portant. Le Nivernais II est touché à plusieurs reprises : chenille droite coupée, tourelleau du chef de char arraché puis le char prend feu. Sources : www.chars-francais.net |
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Char No467 2e section 3e
compagnie 37e bataillon de char de combat |
Bourrasque, No. 257 2e section, 1e
compagnie, 15e bataillon de char, |
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No. 481, Vercingetorix, 3e compagnie, 46e
bataillon de char de combat, |