Flakpanther 3,7cm
Flakpanzer 341 Coelian

 

 

Alors que le Panther en est encore au stade des essais, l’armée allemande envisage de décliner le char en une version antiaérienne. En septembre 1942, le développement de ce Flakpanzer est confié à Krupp puis à Daimler-Benz. Dans un esprit de rationalisation, la conception de l’engin devra utiliser le maximum d’éléments existants.  A cette époque, aucun châssis n’est disponible pour effectuer des essais préliminaires. Le projet s’en trouve d’office ralenti. La mise au point du Panther prendra plus de temps que prévu. Le char connaît de nombreux problèmes et est engagé prématurément lors de la bataille de Koursk. Prometteur, les chars engagés seront victimes de nombreuses pannes et  le succès escompté ne sera pas au rendez vous. En 1943, la situation militaire (destruction de la 6ème armée à Stalingrad) et économique (raréfaction des matériaux stratégiques) de l’Allemagne se dégrade.  Pour l’In6 le développement des nouveaux Flakpanzer doit se faire en utilisant les châssis des panzers III et IV existants. Le développement d’un Flakpanther prendra encore du retard avec le refus par le commandement des forces blindés d’attribuer un châssis de Panther à titre d’essai. Dans de telle conditions, les études ne se poursuivront que très lentement. En janvier 1945, économie de guerre totale oblige : Albert Speer, ministre de l’armement ordonne l’arrêt de tous les programmes de recherches en cours. Aucun projet ne dépassera le stade du prototype. En tout, les ingénieurs allemands auront travaillé sur pas moins de 5 versions différentes dont les développements ont tous été  arrêtés pour différentes raisons à différents stades.
Le projet Coelian
Au début  de 1943, l’oberleutnant von Glatter-Götz, chargé par l’In6 du développement de tous les Flakpanzer contacte Rheinmetall-Borsig pour le développement d’un Flakpanzer sur châssis de Panther, le futur « Coelian » (d’après le troisième prénom de Glatter-Götz). Avec l’accord du WaPrüf6, on prévoit l’installation d’un bitube de 3,7 cm sous tourelle rotative à 360°. A l’automne 1943, une première ébauche est prête. Il s’agit d’une tourelle en bois élaboré par Daimler-Benz et monté sur un châssis de Panther AusF.D. Cet assemblage est présenté à Hitler qui semble favorable au développement de l’engin. Une fois de plus, le ministère de l’armement exprime son veto sous prétexte d’un coût trop élevé et d’une mise au point trop laborieuse. Le problème de l’évacuation des fumées de poudre n’est pas résolu. La mise au point de l’alimentation des obus de 37 mm par bande pose elle aussi de gros problèmes lors des tirs en élévation maximum. La cadence de tir théorique devait être de 200 coups/mn Si l’engin était entré en service, sa haute silhouette en aurait fait un engin difficilement camouflable à la vue de l’ennemi.
Alain Beck
Souces : Les flakpanzer Steel Master hors série n°2