STUG III B

( RESTAURATION )

 

Depuis son introduction, le service d'artillerie a été, et est encore, une véritable arme de soutien. Les canons et systèmes de fusées conduisaient la bataille derrière les lignes en coopération étroite avec les chars et les troupes du front. Au début des années 1935, le Feldmarschall Von Manstein a révolutionné le concept d'artillerie et introduisit la " Sturmartillerie " pour l'artillerie d'assaut. Elle était ainsi capable de soutenir activement et immédiatement les attaques de l'infanterie sur le front grâce à sa mobilité et sa puissance de feu. Le véhicule choisi pour ce rôle devait être équipé d'un Stuk 37 de 7.5 cm, canon qui remplissait toutes les exigences requises au niveau de la portée et de l'impact au but. Le canon était monté dans une casemate platte sur le châssis du Panzer III. De cette manière, le véhicule a été dénommé Sturmgeschutz III. La mission tactique supposait que les canons d'assaut accompagnent l'infanterie menant l'attaque pour renforcer le peloton. Les positions des engins et des canons de l'ennemi ainsi que des chars étaient ainsi directement mis hors d'action. Daimler Benz a reçu l'ordre de construire un premier lot. En mai 1940, trente véhicules ont été produits, la première série étant dénommée Ausf. A. L'invasion de la France a démontré que les Stug étaient à la hauteur des espérances. En juin 1940 par conséquent, le Ausf. B a été produit avec un certain nombre de modifications effectuées sur la première série. En mars 1941, la série des Ausf. C a commencé à être produite avec des modifications supplémentaires effectuées sur le Ausf. B, notamment une roue pignon intermédiaire à rayons qui était également utilisée sur le Pak III. Le succès des Stug a entraîné une nouvelle production qui a donné naissance au Ausf. D. presque identique à la version C à part quelques modifications mineures. Cependant, lorsque les forces allemandes furent confrontées aux chars KV et T-34 russes, la situation changea considérablement. Pour faire face à la menace grandissante des chars russes, les Allemands durent améliorer leurs véhicules blindés et en particulier, le Stug III. Le type G de début de production présentait le canon long L/48 de 75 mm et un masque de canon parallépipédique. Les superstructures étaient modifiées et une mitrailleuse mg 34 avec une plaque de protection, une coupole de chef de bord et des lances-fumigènes furent ajoutés. Le canon d'assaut type 42, basé sur le châssis du Stug III et équipé d'un obusier de 105 mm était destiné à remplir la mission d'origine du Stug III : le soutien d'infanterie. Le Stug III type G fut construit à près de 7,800 exemplaires. Le Sturmgeschutz III et ses dérivés furent une arme importante pour les divisions blindées. Tout aussi efficace que les chars d'attaque, à un coût de production moindre et demandant peu de pièces mobiles comme la tourelle du char, ils se révélèrent très efficaces sur tous les fronts où ils furent employés. Formant des compagnies complètes, ils représentaient la cavalerie de la Wehrmacht. Manstein avait vu juste avec ce concept. Numériquement, ils furent les véhicules blindés les plus importants de l'armée allemande.

 

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Véhicule #33, StugAbt.203, front de l'Est 1941
Réalisation Jean Pierre Chaput