

Ce sergent de la 6e armée (Oberfeldwebel) se demande-t-il s'il
reverra sa patrie un jour ou bien est-il parmi les trois cent milles qui combattirent dans
le "Kesselschlacht", le chaudron infernal de Stalingrad où 90, 000 soldats se
rendirent finalement en janvier 1943 et dont seulement 5,000 reverront l'Allemagne. Sur
ses épaules, il porte des bandes feldgrau pour cacher son grade car la bataille de
Stalingrad fut la bataille des "tireurs embusqués", tireurs d'élites qui s'en
prenaient aux gradés de préférence. Ce sergent porte aussi une arme soviétique, un
PPSh-41. Cette arme était l'équivalent du Sten anglais et du MP40 allemand en mieux.
Produite en masse à partir de 1942, 5 millions environ sortiront des chaînes
d'assemblage jusqu'en 1945. Pouvant recevoir un chargeur rond de 71 coups, cette arme se
montra de conception simple et fiable et utilisait un calibre de 7.62mm comme munitions.
Les Allemands manquant de MP-40 adoptèrent ce pistolet mitrailleur qui pouvait aussi
tirer les munitions allemandes de 7.63mm des pistolets Mauser. En 1945, on l'avait même
adaptée pour tirer les munitions 9mm allemandes. Cette arme ne demandait que très peu ou
pas d'entretien. Durant les conditions climatiques d'hiver de Russie, on se rendit compte
qu'il était préférable de laisser l'arme complètement sèche, n'utilisant aucun
lubrifiant d'aucune sorte ce qui évitait l'enrayement que les armes lubrifiées
connaissaient par grands froids. Cette arme demeura l'arme favorite des pays de l'Est
longtemps après la guerre. Elle fut l'arme préférée des partisans qui trouvèrent la
puissance de feu recherchée.
Réalisation Jean Pierre Chaput
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