
Le 10 mai 1940, l'invasion de la France débute. Victime de sa victoire de 1918, elle se
croit invincible et commet des erreurs qui la mènera à la défaite. Pourtant, le
Général De Gaulle, Colonel à ce moment, avait mis l'armée française en garde contre
une guerre de position style 1914. La campagne de Pologne aurait dû les avertir de ce qui
pouvait se passer. Les Généraux français, Gamelin en tête, dirent qu'une campagne
rapide comme en Pologne n'était pas possible contre une armée comme celle de la France.
Leur désillusion allait être totale. La percée de Sedan allait refermer le piège sur
eux et les mener à une défaite foudroyante en l'espace d'à peine plus d'un mois. Après
l'évacuation de Dunkerque, Churchill se rendit en France pour tenter de remonter le moral
des Français. Durant une conférence avec le gouvernement et l'état major, quand il
demanda où était la masse de manoeuvre, il s'entendit répondre, "Il n'y en a
pas". De ce moment, tout était joué. Le premier ministre Renaud remit sa démission
et la France fit appel au Maréchal Pétain pour passer cette épreuve. Et quel épreuve.
Les Allemands remirent le wagon du Maréchal Foch au même endroit où la reddition
allemande de 1918 fut signé et obligèrent les Français à signer l'Armistice dans
ce même wagon le 25 juin 1940.
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