
Winston Churchill disait de l'Italie que c'était le ventre mou de la forteresse Europe.
Il avait eu gain de cause pour une offensive dans ce secteur qui avait débuté par la
conquête de l'Afrique du Nord, la Sicile pour arriver au bas de la botte italienne. Les
alliés débarquèrent à Salerne en septembre 1943. Leur progression fut lente mais
continue jusqu'à ce qu'ils arrivent à la ligne Gustav que le Général Kesselring avait
établi devant le Mont Cassino. Cette ligne traversait l'Italie dans sa largeur et barrait
le chemin de Rome. Des hauteurs du Mont Cassino, surmonté par une abbaye millénaire, les
Allemands pouvaient voir et empècher tout déplacement dans la vallée. Atteint par les
alliés le 13 novembre 1943, ils y seront bloqués jusqu'en mai 1944. Les alliés croyant
que les Allemands les surveillaient de l'Abbaye, ordonnèrent son bombardement le 15
février 1944. Ce chef d'oeuvre de l'antiquité fut complètement rasé. Le Général
Clark de l'armée américaine justifia sa décision sur la base stratégique du point
d'observation que fournissait cet édifice. Pourtant, les Allemands ne l'utilisaient pas
mais suite au bombardement, ils s'empressèrent de le faire et ils n'en furent que plus
difficille à déloger, les fallschirmmjagers, les parachutistes allemands, en prirent
possession. Le 15 mars 1944, les Néo-Zélandais pilonnent la ville de Cassino et la
transforme en ruines avant leur offensive. Ils sont encore repoussés. Ce n'est qu'en mai
de la même année que le Général Juin de la France combattante, qui rongeait son frein,
déclenche une offensive qui fait sauter le verrou de la ligne Gustav. Il pénètre de 12
kilomètres dans le dispositif allemand les forçant à reculer. Les Polonais prennent le
Mont d'assaut et y plantent leur drapeau. La ligne Gustav est enfin neutralisée et la
route de Rome est ouverte. La ville tombera le 5 juin. Le lendemain, c'est le jour J en
France et l'attention se détournera de l'Italie. La bataille pour le Mont Cassino fut
certainement la plus âpre que les alliés eurent à combattre.
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