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6 juin 1944, D-Day, Jour-J, Opération Overlord, le second front, tant attendu des Soviétiques, commence. Plus de 5,000 navires amènent les185,000 hommes ainsi que leur équipement sur les plages de France. L'attaque est répartie sur 5 plages : Utah et Omaha pour les Américains Gold, Sword et Juno pour les Britaniques avec les Canadiens au centre. Tout se passe assez bien sauf à Omaha Beach où les Américains rencontrent un mur de feu et subissent des pertes importantes. Durant la nuit précédente, les parachutistes ont sauté sur divers points stratégiques pour préparer le terrain et sauvegarder les ponts nécessaires à l'avance alliée. À Sainte Mère Église le saut fut en plein sur la ville et les Allemands firent la vie dure aux paras. Malgré les déboires d'Omaha Beach, sur Utah Beach, 2 heures après être débarquée, la 4e division US se dirige vers l'intérieur des terres. Sur Gold Beach, les Britaniques ont eu de durs moments mais progrèssent et la 50e division d'infanterie atteint la route de Bayeux à Caen. Sur Juno, les Canadiens atteignent Courseulles avant la nuit. Les patrouilles de chars évitent les tireurs embusqués et atteignent Brettonville. Ils auront bientôt devant eux la 12e Panzer Division. Sur Sword, les Britaniques atteignent leurs objectifs et les Français qui les accompagnent atteignent Ouistreham. À la fin de la journée, les plages sont réunies et la tête de pont est fortement établie. À Omaha Beach, l'épreuve est passée malgré des pertes sévères, eux aussi peuvent entrer dans les terres. D'immenses moyens furent nécessaires pour la réussite de cette opération. Les alliés durent remorquer d'énormes caissons de béton, des mulberrys, pour se créer des ports artificiels. Ils avaient aussi déroulé un pipeline sous la Manche pour pomper l'essence nécessaire. La logistique de cette opération fut superbement bien organisée. Rommel avait dit que les premières 24 heures de cette opération serait le jour le plus long et qu'il devrait rejeter les alliés à la mer. Ils n'y parvinrent pas et l'avance alliée n'allait s'arrêter qu'à la défaite allemande.

voici les évènements chronologiques qui ont mené à l'invasion du 6 juin 1944 préparé par mon ami Alain Beck
En mémoire des valeureux soldats alliés tombés en Normandie pour notre liberté.

Dimanche 4 Juin
4 heures 15.
Eisenhower décide que l’invasion de la France aura lieu le 6 juin.
23 heures.
Les sous-marins de poche X 23 et X 24 occupent leurs postes de combat, à proximité de la côte normande. 
L
undi 5 Juin
4 heures 15.
Eisenhower confirme que l’attaque aura lieu le 6 juin.
Arrivée du Général De Gaulle à Londres.
Début de l’après midi.
Les flottilles de dragueurs nettoient les 10 chenaux menant à la zone d’assaut.
Dans la soirée.
La « grande armada de la Libération «  qui, sans compter les centaines de navires de guerre, remorqueurs … comprenait 4 266 navires et péniches de débarquement, fait route vers la France.
21 heures 15.
La B.B.C., dans son émission à destination de la Résistance française, annonce –en message conventionnel – l’imminence du débarquement.
23 heures 30
Le bombardement par avions de la côte normande commence.
Dans la nuit.
La résistance française dynamite la ligne Paris-Cherbourg au dessus de Carentan, la voie de Saint-Lô à Coutances, les rails du Paris-Granville, près de Saint-Manvieu, la ligne Caen-Bayeux et la ligne Caen-Vire, coupe le câble téléphonique reliant Caen à Smolensk et le câble reliant l’état-major du 84e corps allemand de Saint-Lô à celui de la 91e division de Valognes, le câble Saint-Lô-Jersey et le câble Cherbourg-Brest.
Mardi 6 Juin
Pendant les 24 heures du 6 juin, les forces aériennes stratégiques alliés effectuèrent 5 309 sorties pour lâcher 10 395 tonnes de bombes, tandis que les appareils des forces tactiques effectuaient 5 276 sorties. Les Allemands exécutèrent seulement  319 sorties au-dessus de la France et leurs appareils furent refoulés ou abattus.
0 heure 15.
Les équipes de jalonneurs des aires d’atterrissage du flanc ouest (américain) sont parachutées de 20 avions.
0 heure 20.
Sur le flanc est (britannique) six planeurs déposent les  équipes chargées de s’emparer des ponts de Bénouville et des éclaireurs sont parachutés sur la rive droite de l’Orne.
0 heure 50.
Les 5e et 3e brigade de parachutistes britanniques sautent sur la rive droite de l’Orne.
1 heure 30.
Parachutage dispersé des premières équipes de la 101e Airborne sur le flanc ouest de la zone du débarquement.
2 heures 30.
Parachutage en ordre du 505e régiment de parachutistes de la 82e Airborne à l’ouest de la route de Sainte-Mère-Eglise-Neuville-au-Plain.
3 heures 30.
Le général britannique Richard Gale atterrit près de Ranville, libéré depuis 2h30.
4 heures
30le 3e bataillon du  505e régiment de parachutistes de la 82e Airborne entre dans Sainte-Mère-Eglise
4 heurse 45.
La batterie de Merville, sur la rive droite de l’Orne, est prise.
5 heures 30.
Un détachement américain de 132 hommes  occupe les îles Saint-Marcouf.
5 heures 50
Les navires de guerre bombardent la côte, tir bientôt renforcé par des bombardements aériens.
5 heures 58.
Lever du soleil.6 heures à 6 heures 30.1 365 bombardiers lourds attaquent les dispositifs de défense du rivage entre la Vire et l’Orne.
Le jour
 
6 heures 30.
Débarquement des premières troupes à Utah Beach et à Omaha Beach. Le débarquement se poursuivra dans les heures suivantes.
7 heures 10.
Les Rangers débarquent au pied de la pointe du Hoc.
7 heures 30.
Les premiers éléments des troupes anglo-canadiennes débarquent à Juno Beach, Gold Beach et Sword Beach.Le débarquement se poursuivra dans les heures suivantes.
9 heures 30.
Les Canadiens occupent Meuvaines. Les South Lancashire tiennent Hermanville
10 heures.
A Omaha Beach deux brèches sont ouvertes, l’une vers Saint-Laurent, l’autre à l’ouest de la plage. La sortie de Saint-Laurent sera ouverte à 11h30.
12 heures.
La plage de Sword est encombré par le matériel et le personnel, les possibilités d’évacuation étant insuffisantes.
12 heures 30.
Le débarquement de la brigade de réserve  à Bernières provoque un tel embouteillage que la progression vers le sud ne commence qu’à 15 heures.
13 heures 30.
Le commando n°4 (dont faisait partie le commandant Kieffer) opère sa jonction avec les troupes aéroportées aux pont de Bénouville.
14 heures.
A Omaha, le génie parvient seulement à dégager une issue permettant aux chars et aux autres véhicules de quitter la plage.
16 heures.
Rommel est de retour à la Roche-Guyon.
16 heures

La 2e K.S.L.I. (lieutenant-colonel F-J. Maurice) se heurte  à des chars allemands à la sortie de Biéville, et ne peut que consolider sa position, renonçant à atteindre Caen.
16 heures.
Le hamel est conquis.
19 heures.
A omaha, les Américains ont forcé la ligne de la route côtière. Vierville est pri
s, mais Saint-Laurent n’est pas complètement dégagé.
20 heur
es.
Des patrouilles de la 56e brigade britannique ont pénétré dans les faubourgs du nord-est de Bayeux. La 151e a atteint la route Bayeux-Caen. La 69e s’arrête à 9 km500 au sud de la plage de débarquement.
Allocution du général De Gaulle à Radio-Londre : «  La bataille suprême est engagée : bien entendu c’est la bataille de France et la bataille de la France … La France submergée depuis quatre ans mais non point réduite ni vaincu, est debout …. Derrière le nuage de notre sang et de nos larmes, voici que réapparaît le soleil de notre grandeur ».  Appel radiodiffusé de Maréchal Pétain : « Obéissez aux ordres du gouvernement … Les circonstances de la bataille pourront conduire l’armée allemande à prendre des dispositions spéciales dans la zone des combats. Acceptez cette nécessité … ».
21 heures.
Les Hampshire (de Gold) ont pris 3 km de côte fortifiée et occupent Arromanches.
23 heurs 30.
Les Allemands attaquent les Rangers qui tiennent la route Vierville-Gramcamp, à 1 km au sud de la pointe du Hoc. Ils attaqueront de nouveau à 1 heure  et à 3 heur
es du matin le lendemain. Dans la nuit, bombardement massif du quartier Saint-Jean, à Caen.
   
 OVERLORD  
Opération Neptune
 :
L’amiral Ramsay, commandant en chef
des forces navales expéditionnaires alliées avait la charge de « faire arriver en sécurité et en temps utile les forces d’assaut sur leurs plages, de couvrir leur débarquement, de les ravitailler et de protéger leur établissement, puis, par la suite, de renforcer rapidement les forces à terre.  Le 21e groupe d’armées, placé sous le commandement du général Mongomery, devait débarquer dans la zone comprise entre Ouistreham et Saint-Marcouf. Deux secteurs étaient prévus : le premier, britannique, à l’est, sous les ordres du général Demsey (2e armée britannique) avec trois plages de débarquement ; le second , américain, à l’ouest, sous les ordres du général Bradley (1er armée américaine), avec deux plages.
Ces plages reçurent des noms :Armée britannique :
Sword Beach
 
(Hermanville-Colleville) :3e D.I. britannique et 27E brigade blindée, puis 1re special Service Brigade, 51e Highland Division et 4e brigade blindée.
Juno Beach

(Bernière-Courseulles)
3e D.I. canadienne et 2e brigade canadienne, puis 4e Special Service Brigade.
Gold Beach
(Ver-Asnelle)50e division de Northumberland et 8e brigade blindée puis 7e division blindée et 49e D.I.Armée américaine
Omaha Beach

(Colleville-Saint-Laurent) :1ere D.I américaine, 29e D.I. et 2e D.I.

Utah Beach

(La Madeleine)
4e D.I., puis 90e  D.I., 9D.I. et 79e D.I. 
Auparavant, dans la nuit, à l’est de la zone d’assaut, la 6e division aéroportée britannique, et à l’ouest les 82e et 101e divisions aéroportées américaines assuraient les  flancs des têtes de pont. 
Ps : La liste des événements et des unités citées n’est pas exhaustive. Le but de ce petit récit était de résumer cette journée connue sous le nom du Jour J.   
Sources 
Guide des plages du débarquement de Patrice Roussel presse de la citée.
Alain Beck