Le Mur de l’Atlantique
Beaucoup d’éléments étaient peints afin de déformer leur apparence. Les bunkers du Mur de l'Atlantique étaient camouflés en maisons ou en chalets côtiers à l’aide de peinture, de fausses fenêtres et par ajouts de fausses toitures. Les tours d'observation et les postes de commandement de tir étaient souvent camouflés en clocher d'église ou en château d'eau. Certains éléments comme le poste de tir de Ouistreham pourtant haut de 18 mètres n’avaient cependant pas attiré l’attention des Alliées.

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Les aérodromes
Pierre Clostermann écrit qu'en survolant un aérodrome après un bombardement, il s'aperçoit à haute altitude que la piste criblée d’impacts de bombes semble toujours hors d’usage. Cependant, un léger éclat du à un reflet du soleil attire son attention. Il effectue alors un passage à basse altitude et s'aperçoit que les cratères sont fictifs et qu'ils ont été peints en trompe l'oeil. Les Allemands, tout comme les Alliées créèrent de faux aérodromes avec des avions en bois avec même des vaches en bois pour donner une allure bucolique au site. Une anecdote dit que les aviateurs alliés ayant détectés la supercherie, bombardèrent avec des bombes en bois. Dans le cas des aérodromes, la tour de contrôle était souvent camouflée en une tour anodine. Il existait souvent un aérodrome fictif à proximité d’un aérodrome opérationnel. Les sous-bois environnant servaient de couvert aux infrastructures. Le couvert était complété par une utilisation massive de filets de camouflage.
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Les infrastructures lourdes
Sont considérés comme infrastructure lourde, les batteries côtières (batterie Todt), les bases de sous-marins, les ouvrages spéciaux affectés aux armes V ; Ces nombreuses infrastructures étaient camouflées à l'aide de filets de camouflage. On trouve encore à l'heure actuelle sur de nombreux blockhaus, des crochets servant à retenir ces filets.Il y a trente ans environs, lors d'une visite du bunker d'Eperlecque, j'avais remarqué qu'il existait encore des lambeaux de filets de camouflage avec des bandelettes métalliques. Je ne sais pas s'ils existent encore aujourd'hui.

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Les usines et centre de production vitaux à l’effort de guerre.
Lors des attaques de bombardiers, les forces de défense au sol de la Luftwaffe avaient pour mission de déterminer la cible choisie par le Bomber Command. Si par recoupement des informations à l’aide des diverses chaîne de radars et de l’observation au sol, la cible était déterminée, elle pouvait être masquée et/ou camouflée à l'aide de fumigène créant ainsi un brouillard artificiel qui a défaut de dissimuler la cible pouvait gêner dans la précision du bombardement. Comme pour les aérodromes, souvent une fausse usine était créée de toute pièce dans les alentours du vrai complexe industriel. Il semblerait que les Allemands laissaient allumer des points d’éclairage afin de leurrer les Pathfinders. Les radars et les viseurs de bombardement n’avaient pas la même précision que le matériel moderne. A l’époque, on n’était pas à 5 km près. Certains complexes comme Peenemünde ont été construits dans des zones inhabitées afin de ne pas être repérés. C'est souvent suite à un survol intempestif de la région par les avions reco/photo et la découverte d’un élément inhabituel que les spécialistes d'interprétation ont découvert des cibles nouvelles. Dans le cas des rampes V1 (repérable par la forme particulière des bâtiments de stockage des V1 : bâtiment en ski) dans le Nord de la France, il a fallu la collaboration conjointe du service de l’interprétation photo et de l’action de la Résistance pour découvrir les pas de tir. Bombardés à outrance et souvent détruits dans le cadre de NOBALL, ils seront réparés par les Allemand afin de servir d'appât au Bomber Command. Alors que la Luftwaffe développait les sites allégés qui étaient pratiquement indétectables, les Alliés continuaient leur campagne de bombardement sur les sites lourds.

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Les grands navires de guerre
Difficilement camouflables par leur forme particulière, des jeux de peinture cassèrent leur apparence. Ils seront cachés dans les fjords du Nord et recouvert de filets de camouflages. Des unités spécialisées en fumigène seront activées en cas d’alerte aérienne. Leurs succès dépendaient beaucoup des conditions climatiques dont la direction du vent si souvent aléatoires dans ces régions.

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Alain Beck