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| Début septembre 1944, Le Nord est libéré par
les forces canadiennes. Après la joie de la libération, la vie reprend son cours.
Lhiver 1945 est particulièrement rigoureux. La population subit encore le régime
des restrictions. Les communiqués de guerre rappellent que lennemi continue à se
battre avec acharnement en Belgique, en Hollande et aux frontières de son territoire. Le
survol massif de la région par les bombardiers américains ou britanniques partant ou
revenant de missions rappelle que la guerre nest pas finie. Le 27 février 1945, la quiétude du petit village de Noordpenne situé à une dizaine de kilomètres de Cassel est troublée par latterrissage en catastrophe dun bombardier lourd américain. De nombreux badauds se déplaceront pour voir l " avion ". À cette époque, un casselois, Mr Scheers avait fait le déplacement et avait eu la bonne idée de le prendre en photo. Il y a quelques années, son fils Alex mavait prêté les négatifs qui mont permis de faire des recherches qui ont abouti aux résultats suivants. Ce bombardier quadrimoteur est un B-24 Mle J reconnaissable à la forme particulière de sa tourelle avant. Il sagit dune des dernières versions de cet appareil. Létude de son marquage lui donne le N° de serial 42-51305. Le W est le code de lappareil. YM nous apprend que ce bombardier appartient au 409e escadron de bombardement du 93e * groupe de bombardement de la 8e US AIR FORCE. Il est stationné à Hardwick en Grande-Bretagne. Son pilote était le Lt Bakewell. Il existe une photo de cet avion en vol au dessus de lAllemagne traversant un " mur de Flak ". Selon recoupements, ce 27 février, l'appareil revenait d'une mission de bombardement sur le territoire du IIIe Reich. Les cibles étaient Halle et Bitterfeld. A-t-il été touché par la Flak, ou a-t-il été victime dun incident technique, je nai trouvé aucun renseignement sur les causes de cet atterrissage durgence. Cependant, un témoin local qui avait dialogué avec léquipage a en mémoire quun membre de léquipage lui avait déclaré quil avait perdu le contact avec sa formation et quil avait dévié de son itinéraire. A court dessence, il se serait posé en catastrophe. Cette version semble être exacte car les hélices ne se sont pas pliées, les moteurs devaient être à larrêt, les hélices en " drapeaux ". Latterrissage dut être assez rude et la présence de " watergangs "** fut fatale à lappareil qui avait tendance à se rompre assez facilement au niveau du fuselage en cas datterrissage sur le ventre. La partie avant de lappareil est complètement déformée. Ce type de dégâts étant irréparable, lappareil était classé " épave ". Après son atterrissage de fortune, lavion fut gardé militairement le temps que les spécialistes démontent larmement, les moteurs et les appareils de navigation et de visée. La carcasse fut laissée sur place devenant une aire de jeu pour les enfants. Une partie de la carcasse fut même récupérée pour devenir un poulailler. Le caoutchouc des réservoirs auto obturant fut récupéré pour ressemeler les chaussures. La photo nous montre un équipage assez détendu qui ne semble pas perturbé outre mesure par les éventements. Il est vrai que la situation aurait pu être pire car à lépoque Dunkerque qui ne se trouve quà quinze kilomètres à vol doiseau est encore une " Festung " tenue solidement par les Allemands. Un atterrissage dans cette zone aurait eu des conséquences beaucoup plus dramatiques pour léquipage. Alain Beck Pièces jointes : Sources : |
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