| La bataille de
France est terminée. L’Allemagne occupe militairement une grande partie du territoire français dont les provinces de l’Est. Le 22 juin, la convention d’armistice est signée à Rethondes. L’encre du traité n’est pas encore sèche que les Nazis annexent d’office les deux départements alsaciens et la Moselle. Pour Hitler, ces terres appartiennent de fait à la Grande Allemagne. Vichy aura beau protester, il n’en aura cure. Le drame de cette annexion d’office commence pour des milliers de personnes. Mise au pas des populations, interdictions en tous genres et des plus absurdes (exemple : porter le béret, parler français) et brimades (germanisation des prénoms, établissement d’un arbre généalogique pour prouver la pureté du sang, changement du nom des rues en allemand). Gestion de ces deux «Gau» par une administration des plus tatillonnes qui fiche systématiquement les citoyens. Les infractions les plus bénignes sont au mieux punies de plusieurs années d’emprisonnement en camps appelés pudiquement « de redressement idéologiques ». Joseph Bürckel, nommé Gauleiter du Gau Westmark (marche de l’Ouest), a pour mission de germaniser et de nazifier la Moselle en 10 ans. Il a carte blanche par les hautes autorités du Reich pour atteindre son but. |
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