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L’attaque contre Cassel est soutenue
par les chars de la 6.Panzerdivision. Crée le 18 octobre 1939, la 6.Panzerdivision
a pris ses quartiers à Wupperthal . Elle est formée à partir de la 1ère
division légère (Leichte Division) qui avait fait la campagne de Pologne.
Elle est équipée de chars d’origine tchèque et
ses effectifs sont légèrement inférieurs à ceux des cinq premières
divisions.
En mai 1940, la dotation en
chars de la 6. Panzerdivison
est la suivante :
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60 panzer II
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118 Panzer 35(t)
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31 Panzer IV
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14 Pz.Bef.35(t) Cette
force blindée est répartie dans deux unités
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le Pz.abt.65
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le Pz.Rgt.11 structuré en
deux bataillons. Pour l’offensive à l’Ouest, la 6.panzerdivision est
rattachée au XLIe Panzerkorps de Reinhardt. Elle traverse les Ardennes
françaises mais rencontre des difficultés lors du passage de la Meuse pour
cause d’embouteillage sur ses axes de progression. Le 15 mai, le fleuve est
finalement franchi et la division reprend sa progression en traversant
rapidement le nord de la France. Son principal succès est la destruction
quasi totale de la 2e division française cuirassée. La
première photo du reportage nous montre un Panzer (35)t. Le char immatriculé
525 appartient au IIe bataillon, 5e compagnie 2e Zug,
char n°5. Il participe à une manœuvre
lors de l’hiver 1939-1940. Dans quelques mois, cette unité sera
engagée dans le cadre du plan « jaune » et combattra sur les pentes du Mont
Cassel où elle enregistrera quelques pertes.
Le Panzerkampfwagen 35(t) Lorsque l’Allemagne a occupé la
République Tchèque, elle a réutilisé le matériel de guerre capturé qui
comprenait 219 chars légers rebaptisés Pz.Kpfw (35)t.
Ce blindé était plus puissant que le Panzer I et le Panzer II. Son armement
principal était un canon de 37 mm
très connu pour la précision de son tir.
Les Allemands déclinèrent ce
char en une version de commandement par ajout d’équipements radio.
L’équipage passe alors à 5
hommes. La 6.Panzerdivision reprend sa progression le 27 mai, son
objectif est la ville de Poperinge
en Belgique. Pour atteindre cet objectif, il lui faut d’abord
conquérir le Mont Cassel. Fortement défendu, le Mont Cassel est une clef
dans le dispositif du front défensif britannique pour couvrir le retrait
vers Dunkerque. Le 28 mai, les chars commencent à
progresser en prenant comme ligne de départ la voie ferrée qui relie
Hazebrouck à Dunkerque. Lors de leurs progressions, les chars sont
violemment pris à parti par l’artillerie britannique. Plusieurs verrous
antichars sont positionnés en hauteur et couvrent les principaux carrefours
menant à Cassel. Une des victimes de l’artillerie britannique fut le
Panzer 35(t) numéro 511 .Ce char appartient au
IIe bataillon, 5e
compagnie 1er Zug, char n°1. Il a été détruit
au carrefour des routes menant à
Saint Marie Cappelle / Oxelaëre / Cassel au lieu dit « Ma campagne ».
Son vainqueur pourrait être un canon antichar de 40 mm Ordnance QF2
Pounder positionné à environ deux cent mètres, en hauteur, du carrefour. La
position conquise sera prise en photo pour la postérité. Sur le cliché, on
retrouve le « tueur » ainsi que sa victime en fond de décor.
Aujourd’hui, les bâtiments bordant le carrefour ont été
reconstruits. L’ancien débit de boisson qui officiait jusqu’au année 1970
est devenu une simple maison d’habitation.
L’urbanisation a gagnée du terrain, la route, menant à Cassel, est
maintenant bordée de petites maisons avec jardins entourées de haies et
d’arbres.
Alain Beck Sources :
Les divisions blindées de la Wehrmacht 1939/1945
Edition de Loodi Jorge Rosado / Chris Bishop Militaria hors série n°74
Ardennes 1940 la percée allemande Yves Buffetaut Die 6.Panzer-Division
1937/1945 Horst Scheibert Dörfler Zeitgeschichte Documentation
personnelle
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