| L'ouvrage du
Hackenberg est l'une des composantes de la ligne Maginot. Pour ce ''Je me
souviens'' les textes accompagneront les photos sous celles-ci. Ce sera plus
facile pour en suivre le travail effectué par Alain. On commence avec le
plan de la place et son descriptif. Sources : Hommes et ouvrages de la ligne Maginot Jean-Yves Mary et Alain Hohnadel Histoire et Collections |
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L'ouvrage est composé en surface de dix-sept
blocs de combat, répartis en
deux ailes (demi-ouvrages) de part et d'autre du relief, et de deux
blocs d'entrée, avec en
souterrain des magasins à munitions (un M 1 et plusieurs M 2), une usine
(avec quatre
groupes électrogènes SGCM de
350
chevaux) et une caserne, le
tout relié par des galeries profondément enterrées. Ces galeries
mesurent 10 kilomètres, répartis sur
160 hectares ; elles sont construites au
minimum à 30 mètres de profondeur pour les
protéger des bombardements. Il est armé d'un total de 25 canons dont 7 canons antichar, 32 mitrailleuses et 59 fusil-mitrailleurs. Ses magasins ont une capacité de 79 700 obus et 3 519 000 cartouches de 7,50 mm, soit 850 tonnes de munitions 1 040 soldats et 43 officiers vivaient à l’intérieur, appartenant au 153e régiment d’artillerie de position (RAP) et 164e régiment d’infanterie de forteresse (RIF). Les blocs de l'aile Est Bloc 1 : ce bloc d'infanterie, en avant de l'aile est, est seulement équipé d'une tourelle de mitrailleuses. Bloc 2 : bloc d'artillerie armé d'une tourelle de 75 mm modèle 1933 et de deux cloches GFM (guetteur fusil-mitrailleur). Bloc 3 : armé d'une tourelle de 81 mm, le bloc possède une cloche GFM qui est rattachée tactiquement à l'ouvrage du Mont-des-Welches comme observatoire (indicatif 0 6). Bloc 4 : casemate d'infanterie avec une tourelle de mitrailleuses, un créneau mixte pour JM/AC 37 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 37 mm), un créneau pour JM (jumelage de mitrailleuses) et deux cloches GFM. Bloc 5 : casemate d'artillerie de flanquement (vers l'est) avec trois créneaux pour canon de 75 mm modèle 1929, deux cloches GFM et une cloche LG. Bloc 6 : bloc d'artillerie avec une tourelle de 135 mm et une cloche GFM. Bloc 7 : casemate d'infanterie, jumeau du bloc 4 avec une tourelle de mitrailleuses, un créneau mixte pour JM/AC 37, un créneau pour JM et deux cloches GFM. Bloc 8 : casemate d'artillerie de flanquement (vers l'ouest) avec trois créneaux pour canon de 75 mm modèle 1929 et deux cloches GFM. Bloc 9 : ce curieux bloc d'artillerie est armé d'une tourelle de 135 mm et d'un créneau pour un autre lance-bombe de 135 mm flanquant vers l'ouest. Sa défense rapprochée est assurée par deux cloches GFM. Bloc 10 : bloc d'artillerie avec une tourelle de 81 mm et deux cloches GFM Les blocs observatoires Deux blocs observatoires sont situés sur la colline du Hackenberg qui a donné son nom à l'ouvrage, de part et d'autre de la chapelle construite à son sommet. Bloc 11 : équipé d'une cloche observatoire à vision périscopique et d'une cloche GFM. Entrée des munitions : cette entrée de plain-pied, à ravitaillement par voie ferrée (type A) est défendue par un créneau mixte pour JM/AC 37 et deux cloches GFM. Entrée des hommes : cette entrée massive, de plain-pied également, est défendue par un créneau pour JM/AC 37, une cloche LG (lance-grenades) et deux cloches GFM. Avec le Hochwald, le Hackenberg est le seul ouvrage de la Ligne avec un profond fossé antichars et un long mur d'escarpement. Ce fossé est défendu par les blocs 21 à 25, qui servent de coffres de fossé. Bloc 21 : situé à l'extrémité orientale du fossé, ce bloc d'infanterie est doté d'un créneau JM/AC37, d'un 1 créneau JM, d'un créneau pour mortier de 50 mm et d'une cloche GFM Bloc 22 : bloc d'infanterie dans l'angle est du fossé avec d'un créneau mixte pour JM/AC 37, une cloche JM et une cloche GFM. Bloc 23 : petite casemate cuirassée avec deux cloches GFM et une cloche LG. Bloc 24 : ce gros bloc d'infanterie dans l'angle occidental du fossé doté d'un créneau mixte pour JM/AC 37, d'un créneau pour JM, d'un créneau pour mortier de 50 mm et de deux cloches GFM. Bloc 25 : bloc mixte pour la défense du fossé antichars avec un créneau pour un canon de 75 mm modèle R 1932, un créneau pour JM, un créneau pour mortier de 50 mm et une cloche GFM |
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1 Entrée des munitions septembre 1940 Le 9 septembre 1939, un détachement du 164 ème R.I. F (régiment du temps de guerre de l'infanterie de l'ouvrage) présente les armes au roi Georges VI et au général Gamelin en visite à l’ouvrage du Hackenberg. Commandé par le lieutenant LHuillierest , le piquet d’honneur est composé du porte fanion de l’ouvrage, de sa garde et d’une dizaine de soldats équipés du fusil modèle1907/15 m34 calibre 7,5 mm. |
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2 Entrée des munitions
hiver 1939/40 Photo d’une partie de l’équipage. Une épaisse couche de neige recouvre l’entré et met en valeur le camouflage appliqué sur le béton. |
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3 Tunnel M1 munitions Un sous-officier guide la manœuvre. Les cassiers contenant les munitions sont positionnés sur des wagons qui les emmèneront vers les postes de combat situés à environ 10km. Un casier vide en aluminium pèse environ 80 kg. Chargé d’obus, son poids varie entre 500 et 1 000 Kg. Les obus utilisés ont un calibre variant de 37 mm à 135 mm selon l’armement des tourelles et postes de tir. 3A aujourd’hui Seule l’amorce du tunnel M1 est visitable. En novembre1944, face à la pression américaine, les Allemands en quittant l’ouvrage, font exploser le reliquat des munitions entreposé dans le tunnel. L’explosion est si forte qu’elle engendre un éboulement qui actuellement rend impossible la visite du tunnel M1. Un projet de travaux est en cours pour déblayer l’éboulis et rendre possible la visite de la totalité du tunnel M1. |
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4 Alvéole munitions Les munitions sont rangées selon leurs types dans des casiers. La manutention est facilitée par la présence de rails fixés au plafond sur lesquels coulissent des palans. Différents types de munitions utilisés dans l’ouvrage sont présentés. Les palans installés il y presque 70 ans fonctionnent encore. |
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5 La porte para-souffle Un dispositif installé sur la galerie principale permet d’isoler le magasin à munitions de la galerie qui mène à la caserne. Il s’agit d’une porte blindée composée de deux plaques d’acier entre lesquelles est coulé du béton. .Elle est maintenue ouverte par des crochets. Dès qu’un incident sérieux est décelé dans le magasin, un levier permet d’effacer les crochets et la porte se referme, d’une part grâce à l’action de deux ressorts bandés et d’autre part, par gravité (poids de la porte entre 7 et 13 tonnes). La durée de fermeture est de 5 à 7 secondes. 5A aujourd’hui La porte présente une déformation importante. En 1940, les Allemands occupent l’ouvrage et le transforment en usine. Pour acheminer des machines-outils dans la caserne, ils sont obligés de découper une partie du montant métallique et d’araser une partie du béton. Lors de l’explosion des munitions, la puissance et l’intensité du souffle se propageant dans l’ouvrage, furent si fortes que la porte se referma avec une telle violence et que la partie inférieure non maintenue par le chambranle se déforma |
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6 Matériel
de 135 mm modèle 1932 de casemate |
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7 Entrée intérieure munitions Cette photo prise dans la gare d’entrée des munitions résume le principe de ravitaillement des ouvrages par voie de 60. A droite stationne une rame extérieure de plates-formes modèle 1888 chargées de caisses de munitions. A gauche, la rame intérieure tractée par un locotracteur SW stationne sur la voie principale ce qui permet le transbordement |
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8 Cuisine Les cuisines des gros ouvrages sont équipés d’un bloc de trois marmites calorifugées ‘à cuve inox : une première) de marque Cubain à fonctionnement électrique (3x14 Kw) . Différents appareils annexes, fours à rôtir, percolateurs, chauffe-eau et appareils Carbochlore complètent la cuisine. En mars 1940, huit chambres froides seront en cours d’installation dans les ouvrages de la RF de METZ. Le cliché représente la cuisine du fort de Rochonviller similaire à celle du Hackenberg. |
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Usine électrique groupes SGCM Les 4 groupes électrogènes sont toujours présents. Ils sont en parfait état de fonctionnement. L’ouvrage du HACKENBERG est classé ERP (établissement recevant du public), il est donc soumis aux règles de sécurité imposées par la législation en vigueur. Il doit donc être doté d’un éclairage de secours en cas de panne du réseau public. Ce sont ces groupes qui prennent le relai en cas d’incident. L’entretien est réalisé par des bénévoles et des séances de démarrage ont lieu régulièrement. Le démarrage d’un groupe est réalisé à l’aide d’une bouteille d’air comprimé. |
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10 Salle de commande des machines de ventilations Le local des ventilateurs refoule l’air vicié à l’extérieur par une gaine d’évacuation aboutissant en façade de l’entrée des hommes |
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11 WAGON Mle 1888 Ce wagon fait partie du matériel roulant (voie ferrée 60 cm) mis en œuvre pour le transport du ravitaillement entre la zone de déchargement extérieure des ouvrages et la zone de réception intérieure. |
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12 ANTENNE RADIO Les émetteurs radio équipant les ouvrages avaient une puissance de 250 watts. Cette puissance importante pour des liaisons de faible portée (15 à 20 km) s’explique par les conditions défectueuses des installations antennaires. Elles sont généralement installées sur les façades arrière des entrées ou des blocs d’infanterie. Elles sont soutenues par des supports métalliques ou « potelets » hauts d’1 m et encastrés dans le mur à 0,30 cm des visières. Généralement supportées par 7 ou 8 potelets, les antennes développent un longueur de 14 m. |
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13 JUMELAGE DE MITAILLEUSES |
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14 CANON DE 47 mm Mle 1937 |
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15 CHAR FT 17 TSF Environ 200 chars FT17 TSF furent livrés à l’armée française entre avril 1918 et aout 1919. Obsolète après 15 ans de service, ils trouvent un dernier emploi dans le cadre des régions fortifiées du Nord-Est. En aout 1934, 27 d’entre eux sont livrés à la 6 e, 7 e et 20 e région militaire. Puis en septembre 1937, 121 autres échoient aux 1re, 2e, 6e, 7e et 20e RM en tant que blockhaus observatoires fixes, à couler dans le béton. Il ne reste plus dès lors disponible qu’une cinquantaine de chars TSF. Certains d’entre eux sont organisés, en novembre 1939, en section de trois appareils. Deux de ces sections, rattaché administrativement au dépôt de chars 504 de Valence sont mises à la disposition du secteur défensif de la Sarre. 15A Char FT17 TSF Ce char FT17 TSF dégagé de sa gangue de béton est exposé au Hackenberg |
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16 Canon de 75 mm modèle
1897 Ce ne sont pas des constructions neuves mais l'adaptation de 75 mm modèle 1897 aux impératifs des années 30, essentiellement la traction automobile. Prévu pour être remorqué par des chevaux, les canons de 75 (mis au point au XIX siècle), supportait mal le transport à plus grande vitesse. On entreprit donc de moderniser son affût dans les années 30, notamment en le dotant de pneumatiques, au lieu des roues en bois. Quand commence la guerre en 1939, seul 700 ont été ainsi convertis (sur un total de 4500). Il subira encore une légère modification en 1940, pour remplacer le système de freinage de l'affût (donnant une désignation complète de "canon de 75mm modèle 1897 modifié 1938/1940"). |
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17 CANON ANTICHAR DE 25 MM |
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