MCNAUGHTON |
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Andrew
McNaughton a complété des études en physique et en ingénierie à l'Université
McGill, à Montréal (B.S., 1910, M.S., 1912). Il s'engage dans la Milice en
1909, puis, en 1914, il s'enrôle dans la 4e Batterie du Corps
expéditionnaire canadien. L'application de ses connaissances scientifiques à
l'artillerie lui vaut un avancement rapide et, à la fin de la Première
Guerre mondiale, il commande le Corps canadien d'artillerie. Après la
guerre, il demeure dans les forces permanentes du Canada en acceptant le
poste de chef d'état-major général. Il entreprend alors la mécanisation des
forces armées et la modernisation de la milice. McNaughton revient pour
quelques années à la vie civile et, de 1935 à 1939, il assume la présidence
du Centre national de recherche du Canada. Au moment de l'entrée du Canada
dans la Seconde Guerre mondiale, McNaughton prend le commandement de la
Première Division d'infanterie canadienne. Sous son commandement, la
division croît pour devenir un corps d'armée (1940), puis une armée (1942).
McNaughton se distingue à nouveau par le développement de techniques
appliquées à la détection et aux armements, dont le projectile à sabot
détachable. On lui reproche, cependant, des fautes de jugement quant aux
tactiques militaires, notamment son approbation du désastreux projet
d'invasion de Dieppe. Son opposition acharnée à la fragmentation des forces
canadiennes stationnées en Grande-Bretagne lui a valu le ressentiment du
gouvernement canadien et de l'État-major britannique. Soumis à la pression
des critiques et fatigué par une santé défaillante, McNaughton démissionne
de son commandement en décembre 1943. Le premier ministre Mackenzie King
maintient sa confiance en McNaughton et le nomme ministre de la Défense en
1944, avec le mandat précis de régler le problème de la conscription. Or,
McNaughton n'arrive ni à résoudre la crise de la conscription, ni à gagner
la faveur du public qui lui refuse un siège au Parlement. Après la
Deuxième Guerre mondiale, Andrew McNaughton représente le Canada à la
Commission de l'énergie atomique de l'ONU et il siège comme président à la
Commission de contrôle de l'énergie atomique du Canada, de 1946 à 1948. Il
est délégué permanent à l'ONU de 1948-1949 puis, de 1950 à 1959, il assure
la présidence de la section canadienne de la Commission mixte
internationale. source : musée de Juno Beach |