ROBERTS |
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En
septembre 1939, au moment de la proclamation de l'état de guerre, " Ham "
Roberts a déjà une longue carrière militaire à son actif. Diplômé en 1914 du
Royal Military College de Kingston, en Ontario, il a servi dans le Corps
expéditionnaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale et il a été
décoré de la Croix militaire. Pendant l'entre-deux-guerres, il est demeuré
dans la Force permanente, avec l'Artillerie royale du Canada. En décembre
1939, Roberts s'embarque pour l'Angleterre avec la 1re Division canadienne
d'infanterie. En juin 1940, quand Canadiens et Britanniques doivent se
retirer précipitamment de la France, Roberts réussit à sauver les pièces
d'artillerie de son régiment. Il est promu brigadier le mois suivant. À
compter du 7 novembre 1941, il commande par intérim la 2e Division
canadienne d'infanterie. Sa position d'officier général commandant est
confirmée le 6 avril 1942. Roberts se voit confier la responsabilité de
commander les troupes terrestres lors du désastreux raid de Dieppe, le 19
août 1942. De son poste de commande, à bord du HMS Calpe, Roberts n'a
qu'une idée imprécise du déroulement des combats et ce n'est qu'au moment de
rappeler ses troupes vers la flotte de transport que la gravité de la
situation lui apparaît clairement : presque aucun objectif n'a été atteint
et deux des trois brigades sont décimées. Mais, Roberts n'étant pas
responsable de la planification de l'opération, il n'encourt aucun blâme. Au
contraire, il est décoré de l'Ordre du service distingué. En mars 1943, le
major-général Roberts est sévèrement critiqué pour sa faiblesse tactique
lors de Spartan, un exercice de grande envergure destiné à préparer le
débarquement de Normandie. En avril 1943, il est muté au commandement des
unités canadiennes de renfort. Il ne recevra aucun autre commandement
opérationnel par la suite. Deux ans plus tard, il se joint à la Commonwealth
War Grave Commission. source : musée de Juno Beach |