SPEER
ALBERT MINISTRE ARMEMENT 1905-1981

Albert Speer connut une fulgurante carrière très jeune. Architecte de formation, il finira la guerre comme ministre de l'armement d'Allemagne et sera du cabinet d'après-guerre de Doenitz, le successeur d'Hitler. Dès 1933, à la prise de pouvoir du parti nazi, il commencera sa carrière en rédigeant les plans du sportpalast de Nuremberg où se tiennent les rallyes monstres du parti. Remarqué par Hitler qui vit en lui ce qu'il aurait aimé devenir, il se l'attacha comme son architecte favori et l'appelait son confrère en architecture. Au décès de Fritz Todt en 1942, on lui confia le poste occupé par celui-ci et il se mit à réorganiser la production de guerre allemande avec efficacité. On peut dire sans se
tromper que grâce à lui, la guerre fut prolongée et l'Allemagne put pendant un certain temps, produire des armes à un rythme toujours plus élevé jusqu'à la fin de 1944. Sa planification pour produire de l'huile synthétique permit à la machine de guerre allemande de tenir jusqu'à la fin. Devant la politique de la terre brûlée qu'Hitler voulait appliquer en 1945 sur la fin de la guerre, il pensa à supprimer celui-ci en introduisant un gaz dans le bunker sous la chancellerie. Encore une fois, comme dans biens d'autres occasions, Hitler échappa à cette tentative en faisant remonter les cheminées d'aérations du bunker et en y plaçant des gardes SS. Albert Speer fut un ami intime de Hitler en autant qu'Hitler avait des amis. À la fin de la guerre, il fut jugé pour crimes de guerre, surtout pour avoir utilisé des travailleurs forcés, et il fut condamné à 20 ans de prison. À sa sortie de prison, il publia deux livres : "Au coeur du Troisième Reich" en 1970 et "Spandau, les journaux secrets" en 1976.