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Albert Speer connut une
fulgurante carrière très jeune. Architecte de formation, il finira la guerre comme
ministre de l'armement d'Allemagne et sera du cabinet d'après-guerre de Doenitz, le
successeur d'Hitler. Dès 1933, à la prise de pouvoir du parti nazi, il commencera sa
carrière en rédigeant les plans du sportpalast de Nuremberg où se tiennent les rallyes
monstres du parti. Remarqué par Hitler qui vit en lui ce qu'il aurait aimé devenir, il
se l'attacha comme son architecte favori et l'appelait son confrère en architecture. Au
décès de Fritz Todt en 1942, on lui confia le poste occupé par celui-ci et il se mit à
réorganiser la production de guerre allemande avec efficacité. On peut dire sans se |
| tromper que grâce
à lui, la guerre fut prolongée et l'Allemagne put pendant un certain temps, produire des
armes à un rythme toujours plus élevé jusqu'à la fin de 1944. Sa planification pour
produire de l'huile synthétique permit à la machine de guerre allemande de tenir
jusqu'à la fin. Devant la politique de la terre brûlée qu'Hitler voulait appliquer en
1945 sur la fin de la guerre, il pensa à supprimer celui-ci en introduisant un gaz dans
le bunker sous la chancellerie. Encore une fois, comme dans biens d'autres occasions,
Hitler échappa à cette tentative en faisant remonter les cheminées d'aérations du
bunker et en y plaçant des gardes SS. Albert Speer fut un ami intime de Hitler en autant
qu'Hitler avait des amis. À la fin de la guerre, il fut jugé pour crimes de guerre,
surtout pour avoir utilisé des travailleurs forcés, et il fut condamné à 20 ans de
prison. À sa sortie de prison, il publia deux livres : "Au coeur du Troisième
Reich" en 1970 et "Spandau, les journaux secrets" en 1976. |